Résidence à Porte de la Villette en surplomb du tunnel du métro à Paris 19e
Sommaire
Architecte
Bruno Mader Architecte
ODILE + GUZY Architectes
Maîtrise d’ouvrage
Ville de Paris / RATP Habitat
Présentation du projet
L’opération se situe au 18, avenue de la Porte de la Villette, dans le 19e arrondissement de Paris. Ce quartier, actuellement en pleine mutation, s’inscrit en avance de phase dans le périmètre d’un projet d’aménagement global porté par la Ville de Paris, qui prévoit notamment la création d’une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC).
Le projet porte sur la construction de :
- Un immeuble comprenant de 111 logements destinés aux étudiants et jeunes actifs,
- Un parvis
- Un immeuble comprenant de 141 logements, 2 locaux d’activité et un parc de stationnement en sous-sol.
Le projet est situé à proximité du parc de la Villette, de la Cité des Sciences et de l’Industrie, à environ 200 m de la station de métro Porte de la Villette, de la ligne 7 du métro.
Superficie
Résidence étudiante et jeunes actifs = 2 953m² de surface de plancher
Logements sociaux = 8 649m² de surface de plancher 2 locaux d’activités = 879m² de surface de plancher
Nombre et typologie des logements
Une résidence pour étudiants et jeunes actifs de 111 logements locatifs sociaux dont 90 PLUS et 21 PLS. Un immeuble comprenant 3 cages d’escalier distinctes pour 102 logements locatifs sociaux, 19 intermédiaires, 20 en BRS (Bail Réel Solidaire), 2 locaux d’activité destinés à l’économie sociale et solidaire et 2 niveaux de parking en sous-sol.
Conception et partis-pris
Le projet (2 niveaux de sous-sol et 10 niveaux – R+9) s’impose comme un signal fort pour lancer la revalorisation du quartier.
L’architecture met en valeur un mode constructif écologique et sculptural, dicté par des contraintes techniques (surplomb du tunnel de métro) :
- Un socle en béton (RDC et R+1) qui ancre le bâtiment au sol.
- Trois plots aériens en structure bois aux étages supérieurs, apportant de la légèreté.
La façade est homogène, rythmée et poreuse :
- Une trame de 3 mètres déclinée du sol aux étages (en béton sur le socle, puis en bois en étages), assurant la continuité visuelle de l’ensemble.
- Le rez-de-chaussée alterne vitrages clairs et parties pleines pour laisser deviner l’activité intérieure (bureaux, halls, vélos).
- Sur l’avenue, des loggias et doubles peaux vitrées protègent les logements du bruit tout en créant une façade « poreuse » à triple profondeur (loggias, façades, jardins d’hiver).
Cette programmation vertueuse s’ancre dans la Ville grâce à :
- Un parvis végétalisé opérant une connexion piétonnière est-ouest contribuant au désenclavement de la parcelle SNCF voisine,
- Un jardin mettant en valeur le mur d’enceinte de Thiers ainsi qu’une terrasse plantée en R+4,
Un rez-de-voirie animé par les locaux destinés à l’économie sociale et solidaire, dont un restaurant.