Un Foyer Jeunes Travailleurs au-dessus de la sortie de métro Barbara à Montrouge (92)
Sommaire
Date de livraison
13 février 2023
Architecte
Camille Salomon Architecte
Maîtrise d’ouvrage
RATP Habitat
Présentation du projet
Situé au-dessus de la station de métro Barbara (ligne 4), à la frontière entre les communes de Montrouge et Bagneux, ce Foyer Jeunes Travailleurs accueille 39 logements, ainsi que des espaces communs partagés et multifonctionnels donnant accès à un jardin en R+1 au cœur de l’îlot.
Le bâtiment en R+5, s’insérant à l’angle de l’avenue Henri Ginoux et de l’avenue de Verdun, est un marqueur de l’évolution de ce quartier. Nouvelle entrée de ville de Montrouge, il se situe au carrefour des mobilités avec l’arrivée du métro. Il s’inscrit ainsi dans un milieu très contraint, entre un environnement dense avec des typologies de bâtiment voisines hétérogènes et les infrastructures de la station impliquant des contraintes structurelles et vibratiles. La forme compacte du bâtiment est une réponse au contexte qui valorise les qualités d’insertion urbaine et préserve le cœur d’ilot avoisinant. La volumétrie observe un retrait de 6 mètres de la limite parcellaire sur l’avenue de Verdun afin de réaliser une transition entre les bâtiments de logements collectifs à R+6 d’un côté et les pavillons à R+1 de l’autre.
Superficie
Surface totale de plancher de 1 693 m²
Nombre et typologie des logements
Conception et partis-pris
La construction de cinq niveaux de logements au-dessus d’un puit de cinq niveaux correspondant la profondeur du quai de la station de métro relève d’une prouesse technique. Pour gérer cette superposition complexe d’ouvrages au-dessus du vide, une dalle béton de 80cm reprenant les charges du bâtiment de logements sur laquelle repose un second plancher alvéolé de 80cm pour le passage de ses réseaux, soit 1,6 mètres au total d’épaisseurs techniques ont été nécessaires.
Une désolidarisation acoustique des ouvrages par appuis élastomères permet de garantir le confort d’habitation vis-à-vis des infrastructures souterraines du métro. Une solution de structure bois pour la surélévation avait été étudiée dès le début des études mais écartée en raison des contraintes vibratoires liée à la station de métro et au passage du métro. Le bâtiment en structure béton fonctionne comme un ouvrage de pont au-dessus du vide de l’entrée principale de la station.